
Le domaine
24 hectares sur le plateau le plus élevé de la Gironde, dont 4 laissés en bois. Un socle calcaire de trente millions d'années, des vendanges à la main, et quelques décisions prises à contre-courant. Voici ce qu'il y a derrière chaque bouteille.

Notre histoire
Olivia et Didier Le Calvez ont tous deux grandi près des vignes, lui en Gironde, elle dans le Haut-Médoc. Cet ancrage commun a nourri, pendant des années, une même idée : signer un jour leur propre vin.
Un plateau situé à 100 mètres d'altitude, à quelques minutes de Saint-Émilion, dont seul un ruisseau, la Barbanne, le sépare.
Le premier millésime naît en 2010
Depuis, le vignoble n'a cessé d'évoluer : restructuration parcellaire, renouvellement du matériel végétal, préservation des vieilles vignes, retour de cépages historiques rares.
En 2020, une décision inattendue ouvre un nouveau chapitre : la plantation de Chardonnay sur un plateau réputé pour ses rouges.
«Après deux années de recherche, nous avons eu un véritable coup de cœur pour une propriété viticole alliant un terroir et un climat idéaux, et un encépagement qui ne demandait qu'à être repensé. Tout était réuni pour élaborer un vin tel que nous l'imaginions, riche en parfum et tout en subtilité.»
Olivia Le Calvez

Le terroir
Sous les vignes, le calcaire à astéries de l'Oligocène, formé il y a environ trente millions d'années. Une roche mère criblée de fossiles marins, surmontée de sols argilo-calcaires et, par endroits, argilo-siliceux.
Ce socle régule l'alimentation en eau des vignes et limite le stress hydrique dans les millésimes chauds. Il donne aux raisins leur minéralité saline et permet un enracinement profond, condition de la longévité des vins.
L'altitude fait le reste. Sur le plateau le plus élevé de la Gironde, un souffle d'air constant ventile le vignoble et préserve l'acidité des raisins. Dans un contexte de millésimes de plus en plus solaires, c'est devenu l'un des atouts majeurs du domaine.
C'est aussi ce qui a rendu possible le pari du Chardonnay : le calcaire à astéries offre à ce cépage un terrain d'expression singulier, fait de tension et de salinité. À terme, le Chardonnay représenter environ 30% du vignoble.

La nature
Un terroir, aussi rare soit-il, ne s'exprime pleinement qu'au sein d'un écosystème vivant. Sur les 24 hectares du domaine, 4 ne sont pas plantés. Ce sont des bois, préservés et entretenus, qui forment avec les haies champêtres et les prairies naturelles un corridor écologique autour des parcelles.
Ces arbres et ces haies ne sont pas décoratifs. Ils stabilisent les sols, freinent l'érosion, abritent les auxiliaires de la vigne et créent des zones d'ombre qui limitent le stress hydrique en été. Un jardin végétal complète cet ensemble.

Sous terre, la vie fait le reste : champignons, bactéries et vers de terre dynamisent la structure du sol et favorisent l'enracinement profond des vignes.
Un environnement respecté ne se raconte pas seulement, il se goûte : une pureté aromatique plus nette, une précision accrue, un équilibre qui n'a pas besoin d'être corrigé.

La viticulture
Château Clarisse conduit son vignoble en viticulture raisonnée. Le principe est simple : observer, puis n'intervenir que lorsque la vigne le demande, et au niveau strictement utile.
- Vendanges manuelles sur la totalité du vignoble, pour préserver l'intégrité du raisin et celle des sols
- Travail mécanique des sols
- Enherbement maîtrisé des rangs et des tournières, qui nourrit la vie du sol et limite l'érosion
- Observation parcelle par parcelle, plutôt qu'un calendrier appliqué uniformément
- Rendements maîtrisés, pour la concentration et l'équilibre plutôt que le volume
Chaque nouvelle plantation engage le domaine pour quarante ans. Le choix du matériel végétal est donc traité comme une décision majeure, et cette exigence a permis de faire revenir au vignoble des cépages historiques devenus rares dans la région: Carménère, Petit Verdot, Malbec.
La carte du vignoble
en 2023

L'équipe

Didier LE CALVEZ
Propriétaire
Quarante ans au plus haut niveau de l'hôtellerie internationale, du Pierre à New York au Four Seasons Hotel George V à Paris, transposés à la vigne.

Olivia LE CALVEZ
Propriétaire
Fondatrice de l'Hôtel de Toiras à Saint-Martin-de-Ré, elle veille à l'accueil, à l'esthétique des lieux et à la cohérence de l'ensemble.

Tiphanie Bondu
Responsable de chai
Née dans une famille de viticulteurs, , elle
gère le domaine et supervise depuis 2024 l'ensemble des vinifications et de l'élevage.

Julien Viaud
Œnologue conseil
Ingénieur agronome et œnologue, il accompagne le domaine depuis 2018 et pilote la conduite parcellaire et le style des vins.

Vanessa Dassenoy
Chargée de marketing
Son parcours s'est construit entre design, communication et e-commerce. Elle veille à traduire l’identité du domaine en mots et en images.


